Situation géographique ...

Le Gabon est situé à l'ouest du continent africain et sa côte Ouest débouche sur l'Océan Atlantique.
Pays d'Afrique centrale il est limité :

  • au Nord-Ouest par la Guinée Equatoriale,
  • au Nord par le Cameroun,
  • à l'Est et au Sud par le Congo.

Coordonnées géographiques :1 00 S, 11 45 E

Heure : GMT + 1

Superficie :

  • Totale : 267 670 km2
  • Terre ferme : 257 670 km2
  • Eaux : 10,000 km2

Frontière du pays : Totale : 2 552 km

  • avec le Cameroun : 298 km
  • avec la République Populaire du Congo : 1 903 km
  • avec la Guinée Equatoriale : 350 km

Principales villes :

  • Libreville Libreville (capitale, 400 000 hbts),
  • Port-Gentil Port-Gentil (capitale économique, 164 000 hbts),
  • Franceville Franceville (75 000 hbts),
  • Oyem Oyem,
  • Lambaréné Lambaréné.

Ports : Port-Gentil, Owendo, Mayumba, Nyanga

La côte : 885 km

 
Climat

Les critères de distinction des régimes climatiques du Gabon sont fonction de la distribution et du rythme des précipitations. Ainsi peut-on distinguer trois principaux types de climats : le climat équatorial pur, le climat équatorial de transition de la zone centrale et le climat équatorial du sud-ouest et du littoral centre atlantique.
Le climat est essentiellement : tropical chaux, humide et pluvieux

Tempétarures moyennes : 22°-32°C

Taux d'humidité : 85%

Précipitations : 2 000 - 3 800 mm de pluies annuelles

Climat et pluies au Gabon

Insolation : 1400h/an

Evaporation : 1 300 mm

Evapotranspiration : 1 400 mm

Vents : 5m/s

Saisons :

  • 2 saisons sèches :
    mai - septembre (grande saison sèche)
    décembre -janvier (petite saison sèche)
  • 2 saisons des pluies :
    septembre - décembre (petite saison des pluies)
    février - mai (grande saison des pluies)
 
Végétation
Végétation01

Le Gabon appartient au domaine gabono-camerounais qui est le plus riche en espèces végétales de toute la forêt tropicale africaine. Dans la forêt gabonaise, on trouve en effet plus d'anciens refuges que dans les autres pays de la sous-région. Ceci est une des justifications du taux très élevé d'endémisme. Il compte environ 8 000 espèces végétales avec 20% de taux d'endémisme. Les forêts les plus dégradées sont celles de la zone côtière, souvent exploitées à plusieurs reprises, le taux de déforestation étant estimé à environ 0,1% par an. L'essence assurant la plupart des exportations en bois est l'Okoumé. Mais l'exploitation de la plupart des bois divers est en augmentation. Seules les forêts du nord-est et certaines zones du sud-est et du centre-sud sont encore indemnes. En nombre d'espèces végétales, les Monts de Cristal sont la région la plus riche du Gabon et probablement une des plus riches de toute l'Afrique Tropicale. Le Gabon recèle en outre, 150 espèces de mammifères et 600 espèces d'oiseaux dont plusieurs sont endémiques. Le CENAREST, en 1979 , a également répertorié 65 espèces de reptiles terrestres et d'eau douce et environ 100 espèces d'amphibiens.

Le Gabon est couvert à 85% par la forêt (230.000 km2). On y trouve pourtant deux grands types de domaines. Le domaine forestier prédominant comprend les forêts exploitées ou non exploitées, les forêts secondaires et jachères et finalement la forêt plantée (reboisement, cultures traditionnelles). Le domaine non forestier, quant à lui constitue les 15% restants et est essentiellement couvert de savanes, de mangroves, de marécages ouverts, auxquelles on ajoute les espaces occupés par les hommes (villes, villages, campements).

1. Le domaine forestier :
Six types de fomations végétales appartiennent à cet ensemble :

  • la forêt inondée et marécageuse :
    C'est une formation amphibie très morcelée et dispersée dans le nord-est et l'ouest du pays avec une forte concentration au nord-est de l'Ogooué-Maritime. D'une manière générale, il n'est pas facile d'en définir les limites exactes, car elles varient dans l'espace et dans le temps. Elle subit une double influence, climat équatorial pur au nord-est et climat équatorial de transition à l'ouest.
    La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs : le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo), etc. D'autre part, on y trouve beaucoup de fougères dont Cyathea camérooniana et C. manniana qui sont arborescentes. Les palmiers-raphia sont aussi des espèces caractéristiques des bords des cours d'eau et des bas-fonds.
    La faune rencontrée fréquemment est composée du sitatunga (Tragelaphus Spekei), des gorilles (Gorilla Gorilla), des éléphants (Loxodonta Africana), etc.
  • la forêt du bassin côtier :
    Végétation02
    Elle a une étendue de 60.000 km2 et occupe un terrain peu accidenté. Le bassin sédimentaire côtier s'étend du littoral aux premières pentes des monts de Cristal et du massif du Chaillu. C'est la région la plus arrosée du pays. Ici le climat est de type équatorial de transition avec une moyenne annuelle de précipitations dépassant les 2 m et atteingnant parfois les 3 m sur la frange nord.
    La flore y est peut-être caractérisée par les espèces ligneuses suivantes : l'Ozouga (Sacoglottis gabonensis), l'Oken (Swartzia fistuloides), l'Angoa (Erismadelphus exsul), des Heisteria, l'Alep (Desbordesia glaucescens), l'Ozigo (Dacryodes buttneri), et, bien sur, l'Okoumé (Aucoumea klaineana). A cause de la facilité d'accès à ces essences, ayant un intérêt économique évident, cette formation a été la première à connaître l'exploitation industrielle du bois. L'existence sur cette zone de quelques bas-fonds d'accès difficiles a permis d'y sauvegarder quelques îlots de forêt à peu près intacts.
    En ce qui concerne la faune, selon McShane-Caluzi (1990), elle est caracterisée par la présence de deux sous-espèces endémiques : Kobus defassa penricei, Céphalophus ogilbyi crusalbum aux pattes blanches, et une espèce endémique le Cercocebus torquatus. On trouve aussi de grands mammifères tels : l'éléphant de forêt, le gorille des plaines occidentales, le chimpanzé (Pan troglodytes) et beaucoup d'autres céphalophes de forêt et des primates.
  • la forêt des montagnes gabonaises :
    Faisant naturellement suite à la formation du bassin côtier, elle s'étend sur 35.000 km2 dans les monts de Cristal et le massif du Chaillu. Le climat qui y règne est de type équatorial de transition.
    Sa flore est apparentée à celle du bassin côtier. L'Okoumé, l'Alep et l'Ozigo y sont encore abondants. L'Ozouga y disparaît ou se raréfie, tout comme l'Angoa. Les Césalpiniacées et notamment les Andoungs du genre Monopetalanthus y sont bien représentés. Du fait qu'elle occupe une zone accidentée, difficile d'accès, cette formation est restée longtemps épargnée de la folie destructrice des exploitants forestiers.
    Le singe, Cercopithecus solatus, découvert en 1984 par Micheal Harrison, y est endémique. On note également la présence d'une espèce rare d'invertébré, l'Antimachus (Druryeia antimachus), identifiée à la Réserve de la Lopé. Enfin , l'éléphant (Loxodonta africana) y est bien représenté.
  • la forêt des plateaux de l'intérieur :
    Végétation03
    Avec ses 50.000 km2 de superficie, cette formation occupe les plateaux du centre du Gabon. Elle fait suite à la formation des montagnes et représente la limite de peuplements d'Okoumé qu'on ne rencontre plus au-delà. Enfin, elle est absente des plateaux Batéké , de ceux du nord-est et dans le sud-ouest du pays. Le climat y est à dominance du type équatorial de transition avec une abondante humidité et une saison sèche n'excédant pas trois mois.
    Cette forêt accuse un changement très net. Le Beli (Paraberlinia bifoliolata), le Sorro ou Sogho (Scyphocephalium ochocoal), l'Ilomba (Pycnanthus angolensis) et l'Angona (Pentaclethra eetveldeana) y sont abondants et vont participer désormais à la constitution d'un fond floristique commun à toutes les forêts du nord-est.
    Les éléphants et les chimpanzés colonisent cette partie de laforêt.
  • la forêt sans Okoumé des plateaux du nord-est :
    Cette formation couvre 55.000 km2 et s'étend jusqu'à la frontière nord-ouest du pays et du centre-sud du Cameroun. C'est la seule formation forestière qui a un climat équatorial pur.
    Végétation04
    Cette zone constituée de forêt vierge, forme avec ses éléments limitrophes du Cameroun et du Congo, le bloc le plus vaste de forêt existant encore en Afrique. Si l'Okoumé disparaît entièrement de cette forêt, il en est de même pour d'autres espèces qui se raréfient. On peut citer par exemple : l'Odzikouna (Scytopetalum klaineanum), l'Owui (Hexalobus crispiflorus), le Mvana (Hylodendron gabunense), l'Alep (Desbordesia glaucescens) et le Sorro (Scyphocephalium ochocoa). D'autres, à l'inverse, apparaissent pour la première fois ou deviennent plus abondantes : l'Obèché ou Ayous (Triplochiton scleroxylon), le Limba (Terminalia superba), le Nka (Pteleopsis hylodendron) et le Wengue (Milletia laurentii). Il convient aussi de mentionner le Nsigna ou arbre à ail (Scorodophloeus zenkeri) et le Limbala (Gilbertiodendron dewevrei) qui sont à dominantes locales dans la forêt congolaise voisine.
    Selon Mcshane-Caluzi dans "Conservation avant la crise : stratégie pour la conservation au Gabon", il pourrait exister jusqu'à 20.000 éléphants dans le nord-est et par voie de conséquence, la densité des éléphants de cette forêt serait la plus forte connue en Afrique. Les populations de gorilles et de chimpanzés ont été respectivement estimées à 4 000 et 9 000. D'autres animaux de la région comprennent onze espèces de bovidés : six céphalophes de forêt, antilope de Bates, guib harnaché, sitatunga, bongo et buffle de forêt, et neuf espèces de primates diurnes. Deux espèces d'oiseaux, Picathartes oreas et Bradypterus grandis, sont citées dans le Read Data Book de CIPO/UICN des oiseaux en voie de disparition en Afrique.
  • les plantations de sylviculture, les jachères et forêts dégradées :
    Estimé à environ 30.000 km2, ce domaine est disséminé dans le sud et sud-est d'une part et la partie nord d'autre part du territoire. Les trois types de climat l'influencent.
    Les champs, en général de petites dimensions, présentent souvent plusieurs plantes en association. Les gros arbres n'y sont touchés parce qu'ils sont difficiles à abattre et/ou protegés par la tradition culturelle (exemples : l'Alep , le Dabema et le fromager (Ceiba pentandra) ou bien encore conservés parce que leurs fruits sont comestibles : l'Andok ou Oba (Irvingia gabonensis) et l'Ehoumeu (Coula edulis).
    On y trouve généralement des gorilles et des rongeurs.

2. Le domaine non forestier

  • La steppe :
    Elle représente une formation végétale à tapis herbeux bas et clair, avec très peu ou pas d'arbustes. Disséminée sur le cordon littoral de la Pointe Denis à Mayumba, on la retrouve aussi sur les plateaux Batéké dans le Haut-Ogooué. Le climat qui y règne est du type équatorial de transition.
    Trois graminées à valeur fourragère négligeable y sont fréquentes : Ctenium newtonii, Rhynchelytrum nerviglum et, R. filifolium, cette dernière étant endémique. Par contre la Steppe des plateaux Batéké, qui est enclavée dans les savanes, abrite une autre graminée : le Trachypogon thollonii. La faune est rare dans cette formation.
  • La savane :
    Végétation05
    Cette formation végétale a un tapis herbeux bien plus haut et plus dense que la steppe et peut présenter, en outre, un peuplement d'arbustes plus ou moins développé. Elle apparaît aussi à l'état dispersé sur l'ensemble du territoire. C'est dans l'Ogooué-Maritime, la Nyanga et surtout le Haut-Ogooué qu'elle est la mieux représentée. Les pluies s'y raréfient et la saison sèche est plus longue.
    La composition floristique est caractérisée par : Pobeguinea arrecta, Hyparrhenia diplandra qui est une fougère, Andropogon schirensis, Schizachyrium platyphylum, Loudettia arundinacea et Panicum phragmitoides.
    A ces graminées, s'ajoutent quelques arbustes tels que Hymenocardia acida, Bridelia ferrugine et Annona senegalensis.
    On y trouve comme gros mammifères, les buffles, les éléphants, le guib harnaché, etc. En revanche, le lion et le lycaon qui occupaient ces zones autrefois ont disparu maintenant.
  • La mangrove :
    Elle est dite amphibie car elle est établie sur des terrains qui connaissent chaque jour, et de manière alternative, des périodes d'émersion et d'immersion. C'est une formation végétale côtière. Le climat y est de type équatorial de transition zone centrale.
    Végétation06
    A ces conditions particulières, seuls quelques palétuviers ont pu s'adapter : Rhyzophora racemosa, R. harrisonii, Avicennia africana, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus. A côté de ces espèces arborescentes, il y a des herbacées qui caractérisent aussi la mangrove telles : Paspalum vaginatum et Acrostichum aureum.
    Ces zones de transition avec la forêt dense voisine, en eaux saumâtres, constituent l'habitat préféré de Pandanus candelabrum et d'un petit palmier épineux, Phoenix reclinata.
  • Le domaine halieutique :
    Le réseau hydrographique du Gabon est très dense. Il regroupe le bassin de l'Ogooué, le bassin côtier, les lacs et les lagunes etc.
    La faune rencontrée dans ces différents endroits est très variée : on y trouve, par exemple : le Lamantin (Trichechus senegalensis) et l'hippopotame (Hippopotamus amphibius) qui vivent dans les lagunes et les fleuves côtiers. Alors que le chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus) et le potamogale (Potamogale velox) se rencontrent sur l'ensemble du territoire. L'avifaune y est aussi présente. On rencontre assez souvent des oiseaux d'eau migrateurs dans les zones humides côtières. Les reptiles les plus caractéristiques de ces zones sont : deux espèces de petits crocodiles (Crocodylus cataphractus et Osteolaemus tetraspis) largement distribuées, alors que le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) a disparu de nombreuses rivières du fait de la chasse. La tortue luth (Dermochelys coriacea) est également commune au milieu côtier et en mer.
    Enfin, au niveau des poissons, plusieurs espèces ont été étudiées. Quatre semblent être endémiques et incluent un nouveau genre d'Ivindomyrus découvert dans le fleuve Ivindo.
 
L'hydrologie
Hydrologie01

Le réseau hydrographique gabonais couvre la quasi-totalité du territoire national.
Il est très hiérarchisé (plus de quatre ordres).
Son tracé est de type dendritique et son drainage extrêmement dense.

  • Les modalités de l'écoulement au Gabon :
    Hydrologie02
    La régularité, la pondération et l'abondance caractérisent l'écoulement fluvial au Gabon.
    Les variations saisonnières de l'écoulement fluvial reflètent celles de la pluviométrie, mais avec un léger décalage.
    Le caractère essentiel des crues est leur faiblesse relative. Tandis que les débits d'étiage gardent toujours un assez bon niveau.
    On distingue quatre régimes hydrologiques principaux qui se rangent dans la série des régimes dits équatoriaux (le woleu-ntémien, le ancevillien, le kinguéléen, le tchibangien) et le régime complexe de l'Ogooué.


  • Hydrologie03
  • Les principaux bassins versants :
    1. L'Ogooué, plus grand fleuve gabonais, draine 215 000 km2 dont 22 000 km2 hors du territoire national.
    2. La Nyanga est le second grand fleuve gabonais. Il est le plus méridional du pays et coule pour une moindre partie en territoire congolais. Les 80 % des 22 000 km2 de son bassin-versant sont situés au Gabon.
    3. Le Komo, avec un bassin-versant couvrant une surface de 5 000 km2 et long de 230 km, est le troisième grand fleuve gabonais. Le Komo naît en Guinée-Equatoriale, dans la partie sud-ouest du plateau du Woleu-Ntem, qu'il draine entièrement de ses eaux.
  • Les lacs et les marais :
    Hydrologie04

    On note au Gabon de nombreux lacs variés. Les plus grands et plus importants d'entre eux se rencontrent sur le bassin côtier, particulièrement le long du cours inférieur du fleuve Ogooué (dans la région du Bas-Ogooué). Bien que répartis sur l'ensemble du pays ils sont encore méconnus.

      On localise les marais et les marécages :
    1. au nord-est du pays: pénéplaines marécageuses du nord-est;
    2. dans le cours inférieur de l'Ogooué: la plaine d'inondation de l'Ogooué;
    3. dans les embouchures et les lagunes (marais maritimes).



  • Principaux fleuves : l'Ogooué, la Ngounié, l'Ivindo, l'Okano, le Como, la Noya, la Nyanga, le Woleu, le Ntem
  • Le réseau hydrographique ou fluvial, extrêmement dense, est constitué :
    1. principalement du fleuve Ogooué et de ses affluents (Mpassa, Ivindo, Lolo, Offooué, Ngounié).
    2. un grand nombre de lagunes (Fernan-Vaz, ...), lacs (Onangué, Azingo, ...) et étangs.
  • Le grand fleuve l'Ogooué prend sa source au Congo.
    Il a la majeure partie (1 170 km) de son cours au Gabon. Il est coupé de rapides et de passages resserrés. Ses eaux se séparent en aval de Lambaréné, dans un delta intérieur comportant des lacs, avant de constituer un delta maritime enserrant la presqu'île du Cap Lopez. L'Ogooué est navigable toute l'année en aval de N'Djolé (250 km).
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Jeudi 18 Septembre - 13:38